Photographier un mariage, c’est savoir disparaître
Je suis photographe de mariage.
Mais avant tout, je suis témoin d’une histoire qui se vit une seule fois.
Je ne photographie pas un mariage pour le transformer. Je le photographie pour en préserver la vérité, dans ce qu’elle a de plus simple et de plus fragile.
Mon approche est documentaire.
Elle s’inscrit dans un reportage discret, pensé pour accompagner la journée sans jamais l’interrompre.
Je n’interviens pas pour provoquer des images ; je me rends disponible pour accueillir ce qui se passe.
Un mariage n’est pas une mise en scène.
C’est une succession d instants sincères : des regards échangés, des gestes retenus, des émotions vraies, parfois silencieuses, parfois débordantes.
Je travaille dans la continuité du jour, en respectant la lumière naturelle telle qu’elle est, sans artifice, sans surenchère.
La lumière, comme l’émotion, ne se contrôle pas : elle se ressent, elle se comprend, elle se suit.
Mon rôle, en tant que photographe, est d’assumer un regard.
Un regard attentif, calme, posé.
Le regard du photographe n’est pas là pour s’imposer, mais pour révéler ce qui existe déjà.
Je crois profondément à une photographie sincère. Une photographie qui ne cherche pas l’effet, mais la justesse.
Une narration visuelle construite dans le respect du rythme de la journée et des personnes qui la vivent.
Chaque reportage est pensé comme un récit.
Un récit cohérent, fidèle, dans lequel chaque image trouve naturellement sa place.
Non pour impressionner, mais pour raconter.
Photographier un mariage, c’est aussi penser à ce qui restera.
Aux images que l’on ouvrira plus tard.
À la mémoire familiale que l’on transmettra, génération après génération.
Je conçois la photographie de mariage comme une trace durable.
Une photographie intemporelle, capable de traverser les années sans perdre son sens ni son émotion.
Des images faites pour être regardées longtemps, pas seulement partagées un instant.
Photographier un mariage, pour moi, c’est accepter de s’effacer, pour laisser toute la place à l’essentiel : ce que vous avez réellement vécu.

